C'est LE meilleur joueur algérien de ce début de coupe du monde
- Dernière Mise À Jour Le
- Simon Leon
Après un parcours à suspense en phase de groupes, l'Algérie négocie un tournant décisif du Mondial 2026. Jeudi 2 juillet, les Fennecs défient la Suisse au BC Place de Vancouver, en seizièmes de finale. Un joueur a porté cette équipe dans les moments qui comptent, loin des projecteurs habituellement réservés aux attaquants : Aïssa Mandi. Voici pourquoi le vétéran de 34 ans s'impose, chiffres DataScout à l'appui, comme le meilleur joueur algérien de ce début de Coupe du monde.
Suisse - Algérie : ce qu'il faut savoir avant le choc de Vancouver
Rendez-vous jeudi 2 juillet à 20h00, heure du Pacifique, pour un match qui n'a jamais eu lieu en Coupe du monde. La Suisse et l'Algérie ne se sont croisées qu'à deux reprises dans leur histoire, lors de matches amicaux en 1983 et 1986, tous deux remportés par les Fennecs. Cette fois, l'enjeu est tout autre : le vainqueur défiera le Ghana ou la Colombie en huitièmes de finale, et pour l'Algérie, une victoire signifierait égaler le meilleur résultat de son histoire.
Côté forme, les deux sélections arrivent avec des trajectoires très différentes. La Suisse de Murat Yakin n'a plus perdu depuis neuf matches, sa seule défaite récente remontant à un revers 3-2 contre l'Espagne, championne d'Europe en titre. L'Algérie de Vladimir Petković, qui a lui-même dirigé la Nati suisse jusqu'en 2021, a connu un parcours beaucoup plus heurté, comme nous le détaillons plus bas, mais elle aborde ce seizième de finale portée par la dynamique de sa qualification arrachée dans la douleur.
Riyad Mahrez et Granit Xhaka, les deux capitaines, symbolisent cette différence d'expérience au sommet. Le joueur de Sunderland n'a jamais quitté le onze suisse depuis le début du tournoi, tandis que Mahrez, longtemps critiqué pour son rendement irrégulier en sélection, a retrouvé une influence décisive au meilleur moment. Aucune des deux équipes n'a gardé sa cage inviolée en phase de groupes, un signe qui laisse présager un match ouvert plutôt qu'un verrou tactique.
Le parcours à rebondissements de l'Algérie dans ce Mondial 2026
Le parcours des Fennecs dans ce Mondial 2026 n'a rien eu d'un long fleuve tranquille. Dès le premier match, l'Algérie s'est inclinée largement face à l'Argentine (0-3), championne du monde en titre, laissant craindre une élimination précoce. Les hommes de Vladimir Petković se sont rattrapés lors de la deuxième journée, en renversant la Jordanie (2-1) grâce à des buts de Nadhir Benbouali et Amine Gouiri, ce dernier profitant d'un centre dévié par Aïssa Mandi.
Restait à valider la qualification lors d'une dernière journée à suspense face à l'Autriche. Menée à deux reprises, l'Algérie a chaque fois trouvé la réponse, d'abord par Rafik Belghali juste avant la pause, puis par un doublé de Riyad Mahrez, dont le second but est intervenu à la 93e minute et semblait avoir scellé la qualification des Fennecs comme deuxièmes du groupe. Mais l'Autriche a arraché l'égalisation dans le temps additionnel (3-3, 96e), un scénario qui a finalement qualifié les deux équipes, l'Algérie se retrouvant repêchée parmi les meilleurs troisièmes. Un joli pied de nez à l'histoire : en 1982, l'Algérie avait justement été éliminée après un match entre l'Autriche et l'Allemagne de l'Ouest resté dans les mémoires comme la « honte de Gijón ».
Cette qualification, acquise avec seulement 4 points en trois matches, place l'Algérie devant une occasion historique. Le meilleur résultat de sa jeune histoire en Coupe du monde reste les huitièmes de finale atteints en 2014, lors d'une défaite héroïque face à l'Allemagne (2-1, après prolongation). Battre la Suisse permettrait aux Fennecs d'égaler cette performance, seulement leur deuxième depuis leurs débuts en 1982.
Aïssa Mandi, le roc de la défense algérienne
S'il fallait retenir un seul nom du parcours algérien jusqu'ici, ce serait celui d'Aïssa Mandi. Né le 22 octobre 1991 à Châlons-en-Champagne, de parents algériens, le défenseur central a été formé au Stade de Reims avant de rejoindre le Betis en 2016, puis Villarreal en 2021. Depuis août 2024, il évolue au Lille LOSC, où il a été élu meilleur joueur de la saison 2025-2026. À 34 ans, il est le joueur le plus capé de l'histoire de la sélection algérienne, avec 120 sélections, et compte parmi les artisans du sacre continental de 2019 en Coupe d'Afrique des nations.
Mandi a confirmé son statut de cadre dès la phase de groupes. Décisif sur le plan collectif, il a notamment dévié de la tête le centre d'Anis Hadj Moussa qui a permis à Amine Gouiri d'inscrire le but de la victoire contre la Jordanie. Titulaire indiscutable au cœur de la défense algérienne aux côtés de Ramy Bensebaïni et Rayan Aït-Nouri, il apporte à ce groupe une expérience irremplaçable dans les moments qui comptent.
Les données DataScout confirment ce constat. Sur l'ensemble de la phase de groupes, ramenées à 90 minutes de jeu, Mandi est le meilleur joueur de la sélection algérienne dans quatre catégories statistiques majeures :
- Passes réceptionnées par 90 minutes : 79,3, devant Ramy Bensebaïni (73,1) et Nabil Bentaleb (65,5)
- Passes réussies par 90 minutes : 86,4, devant Bensebaïni (82,3) et Bentaleb (73,1)
- Passes longues réussies par 90 minutes : 3,55, devant Hicham Boudaoui (2,31) et Luca Zidane (2,21)
- Duels aériens gagnés par 90 minutes : 1,78, devant Bensebaïni (1,48) et Boudaoui (0,77)
Il complète ce profil décisif par des places d'honneur solides ailleurs : deuxième aux passes vers l'avant réussies, deuxième aux passes progressives réussies et deuxième aux tacles glissés par 90 minutes, systématiquement juste derrière Bensebaïni ou Bentaleb. Riyad Mahrez brille par son influence offensive et Ibrahim Maza impressionne par ses dribbles, mais dans la construction et les duels, un seul nom domine : Aïssa Mandi. À 34 ans et pour ce qui pourrait être sa dernière Coupe du monde, il s'impose statistiquement comme le meilleur joueur algérien de cette Coupe du monde 2026.
Données fournies par SeatPick
Où et quand voir Suisse - Algérie, et comment trouver ses billets
Le BC Place de Vancouver a déjà vibré à trois reprises pendant la phase de groupes, et l'enceinte s'annonce à nouveau électrique jeudi 2 juillet à 20h00, heure du Pacifique, pour ce seizième de finale. Sur SeatPick, les billets pour suivre Mandi, Mahrez et les Fennecs depuis les tribunes démarrent à partir de 197 €, pour un prix moyen de 407 € et des places qui peuvent grimper jusqu'à 21 003 € pour les catégories les plus recherchées. Plus de 4 775 annonces, représentant 13 293 billets, étaient disponibles au moment de la rédaction de cet article.
Aïssa Mandi peut-il porter les Fennecs jusqu'aux huitièmes de finale, là où l'Algérie n'est allée qu'une seule fois dans son histoire ? On le saura jeudi soir, à Vancouver.
Tous les prix sont basés sur les annonces de revente disponibles sur SeatPick à la date du 1 juillet 2026. Les prix sont affichés en euros. La disponibilité et les prix sont susceptibles d'évoluer sans préavis.










