Vitinha, Mendes, Neves, Ramos : pourquoi les Portugais du PSG déçoivent à la Coupe du monde 2026

  • Dernière Mise À Jour Le
  • Simon Leon

La saison 2025-2026 restera dans les mémoires du côté du Parc des Princes. Le Paris Saint-Germain a tout raflé sur son passage : championnat de France, Supercoupe de l'UEFA et une deuxième Ligue des champions de suite. Une razzia collective portée par des cadres au sommet de leur art sous la houlette de Luis Enrique. Alors quand la Coupe du monde 2026 démarre avec plusieurs de ces mêmes joueurs en méforme sous le maillot de leur sélection, forcément, ça interroge. Le cas portugais est le plus flagrant de tous.

Une saison de rêve pour les Portugais du PSG

Nuno Mendes, João Neves, Vitinha et Gonçal. Une razzia collective qui a fait des quatre Portugais des habitués des podiums individuels de fin de saison, dans un collectif rodé au millimètre.

Un Mondial 2026 nettement plus compliqué avec le Portugal

Direction les États-Unis, où le Portugal découvre un tout autre visage. Dès le premier match de poules face à la RD Congo (1-1), la presse locale se montre sévère. Vitinha, comparé à Sisyphe par un quotidien portugais pour son incapacité à transformer sa possession en danger, écope d'un 4/10.

Nuno Mendes, marqué par des soucis physiques, est jugé loin de son meilleur niveau. Seul João Neves sauve les meubles avec un but de la tête pour arracher l'égalisation. Contre l'Ouzbékistan (5-0), Mendes se rachète avec un but somptueux sur une combinaison avec Cristiano Ronaldo, la meilleure note du match ce soir-là.

Mais dans l'ensemble, la manière portugaise n'a jamais retrouvé l'évidence collective du PSG cette saison, jusqu'à ce succès arraché dans les arrêts de jeu face à la Croatie (2-1) en seizièmes de finale, où Gonçalo Ramos a de nouveau été décisif. Un but marquant pour l'attaquant, qui a depuis quitté le PSG : il porte désormais les couleurs de l'AC Milan, où il vient de s'engager contre plus de 70 millions d'euros, en plein tournoi.

Et les autres Parisiens, même trajectoire ?

Le même schéma se retrouve ailleurs dans l'effectif tricolore. Ousmane Dembélé, Ballon d'Or en titre, a d'abord été pointé du doigt après l'ouverture du Mondial face au Sénégal, avant de livrer son meilleur match en dix ans avec l'équipe de France : un triplé fulgurant en 32 minutes contre la Norvège, du jamais-vu pour un Français depuis Just Fontaine et Kylian Mbappé.

Désiré Doué et Bradley Barcola, eux, continuent de se partager le couloir gauche sans qu'aucun des deux ne prenne le dessus, comme au PSG. Côté défense, Willian Pacho a vu son aventure s'arrêter en seizièmes de finale face au Mexique : son Équateur, une sélection moins armée collectivement que celles de ses coéquipiers parisiens, n'a pas résisté.

Fabian Ruiz, de retour d'une longue blessure au genou depuis avril seulement, retrouve doucement son rythme avec l'Espagne, difficile de vraiment le juger sur ce Mondial. Restent deux exceptions notables, et pas des moindres : les deux capitaines. Marquinhos survole la compétition avec le Brésil, aussi solide qu'au PSG, tandis qu'Achraf Hakimi, buteur et passeur décisif avec le Maroc, a même été élu homme du match face à Haïti.

Pourquoi un tel contraste avec les sélections

L'explication la plus crédible tient au collectif. Au PSG, chaque joueur évolue dans un plan de jeu ultra précis, rodé à l'entraînement match après match depuis plusieurs saisons : rotations, déclenchements de pressing, mouvements sans ballon, tout est automatisé. En sélection, ces mêmes joueurs doivent s'adapter en quelques semaines à une organisation différente, à de nouveaux partenaires, à une autre philosophie de jeu.

Cette période d'adaptation prend du temps, parfois plus que ce qu'un tournoi ne peut en offrir. Le PSG version 2025-2026 était un vrai bolide qui déroulait match après match. Reproduire cette mécanique ailleurs, même avec les mêmes pièces, n'a rien d'automatique.

Rendez-vous avec l'histoire : Portugal-Espagne en huitièmes de finale

Malgré ce Mondial en dents de scie, les Parisiens du Portugal ont rendez-vous avec l'histoire. Le Portugal affronte l'Espagne en huitièmes de finale, lundi 6 juillet, à l'AT&T Stadium d'Arlington. Nuno Mendes, João Neves et Vitinha auront à cœur de retrouver, l'espace d'un match, les automatismes qui ont fait tourner le PSG toute la saison face à un voisin ibérique annoncé favori. La demande sur le marché de la revente est déjà très forte pour cette affiche.

Et du côté des Bleus ?

En attendant, tous les regards restent aussi tournés vers les Parisiens tricolores. Après leur parcours parfait en phase de poules, Kylian Mbappé, Ousmane Dembélé et leurs coéquipiers affrontent le Paraguay en huitièmes de finale, samedi 4 juillet, au Lincoln Financial Field de Philadelphie, dans un remake du huitième de 1998 remporté grâce au but en or de Laurent Blanc. On espère surtout, du côté du Parc des Princes, voir les Français du PSG briller jusqu'au bout pour retrouver la finale, peut-être face à l'Argentine.

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